Ou-bien et Si-jamais sont dans un bateau. Il fait grand petit
beau. Lac un peu agité mais pas trop.
Ils se battent, à coup de mots décimaux : – Septante... – Huitante... –
Nonante... – Déçante : Ou-bien tombe à l’eau. Coule à pic, gorgé de mots. Vraiment, Ou-bien, tu ne
m’as pas vraiment déçu en bien.
Aïe oh, charette ! Chance, il a son fond : il renage vers le haut. J'ose
monter dans le canot ? Il s’assure gentiment, sort d’une grosse poche un
cornet, du cornet un sachet, du sachet une fourre à natel, puis le natel de sa
fourre à natel, va pour appeler : tout trempe !
Tout de bon, fais seulement, dit Si-jamais, ça joue, c’est tout bon. Et
sans autre, il le refourre dans le lac. Adieu-j't'ai-vu, dit Si-jamais !
Fin d'un vilain petit
destin.
C'EST TROP ?
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Et donc un peu plus sur Ludwig...
Jamais il n'y aura du feu sur le lac :
c'était bien à Meinier
à Meinier c'était bien
les zoiseaux chantent
Für Ludwig goes on !


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