2013-01-01

autres datas voque/rebotier






le site : http://rebotier.net/

Utile en temps de crise !
une chercheuse canadienne tient un blog rebotier/politics sur les écrits économiques et politiques de Jacques Rebotier :
http://courtois89.blogspot.com/

2012-02-12

Triton, Revue de presse

écho de la première Revue Rebotier, avec Louis Sclavis
http://vimeo.com/36647113

El proximo le 2 mars, avec Elise Caron. Olé.

2012-02-02

Trois tons, sinon rien


Au Triton (Les Lilas), Jacques Rebotier commence sa Revue de presse primojovimensuelle
ce jeudi 2 février, en compagnie de Louis Sclavis
http://www.letriton.com/fiches%201-2012/0202-rebotier-sclavis.html
Tous les premiers jeudis du mois. Following : Elise Caron, Joelle Léandre, Guillaume Roy, Jean-Jacques Birgé...

Avec en prime, un morceau du Théâtre des questions :  http://theatredesquestions.blogspot.com/2012/01/la-question-du-moment.html

2012-01-01

Parking – 18

Bientôt au

les 3 Parques touchent
!

(et même un peu en-dessous)

>>> Poème-photo n° 27 ici :
http://les3pmattendentdansleparking.blogspot.com/2011/12/poeme-photo-n-27.html

2011-11-26

pour clerté un inédit rebotier

C'est un petit texte écrit pour Jean Clerté, qui a illustré le premier livre de Jacques Rebotier, Plages (Brandes, 1988), et aussi le CD du même nom. 

Je m’enfonce dans la jungle. J’y vois des replis colorés et mentaux. Les bêtes m’assaillent. La lente humidité nous saisit. Elle s’insinue sous la peau de nos os. Je tressaille. Un serpent vif et jaune tombe à mes pieds. Un ressort oublié. Tout ce qui m’entoure est étrangement découpé, se détache du fond, ressort du décor. Des fauves restent tapis dans l’ombre. Une liane m’évapore. Je suis dans le monde des à-plats, des teintes moites. Clarté. Mauve nuit, détouré. De loin en loin, un relief surgit, vous saute à l’œil. Presque une caisse. Je rentre dans cette caisse, m’assieds, m’y installe. On sonne. Des animaux blancs et ligneux font cercle autour de moi, se taisent. Je leur parle à l’oreille. Ils ont une forte odeur d’enfance. Qui nous sortira de leur présence ? Je sens leur haleine sur mon cou. La petite caisse est un tableau, j’y suis bordé comme dans un lit. On dirait, on dit que je suis mon propre reliquaire. Jean est aussi le nom de mon père. Je décroche le téléphone. Ou plutôt son combiné minable où chuchote une voix bleue, que je ne comprends pas. Je le regardais jouer avec le train électrique qu’il venait de m’offrir, un peu étonné. Je me suis vite replié sur les cubes. Cinq, six faces carrées, combinables, infinies. On ne m’a pas dérangé. J’ai continué. Cela générait des images fortes, des sons de toutes sortes, des odeurs cassées. C’est comme cela que j’ai rencontré Jean Clerté. Le peintre pense avec des ciseaux. Une petite scie lui sert à découper les cerveaux, étrangers animaux. Un tableau pense tout seul. Égoïne, sauteuse. Il avance à son temps, passe ma porte. On dit souvent que l’on entre dans une toile, je sens que c’est tout le contraire. J’écris ça dans la nuit, sans la moindre certitude de pouvoir me relire. J’écris ça sur la nuit. La mine n’est peut-être même pas sortie. Notre chat gris tient à occuper mes chevilles. Il m’applique avec insistance son point de non-fuite. Pèse de tout son long. De petites mouches griffent le papier de leurs pattes, me lutinent. J’imagine que le peintre pourrait peindre ainsi, les yeux presque fermés. Bondit de mon rêve un tigre exact, criblé de mouchetures. La nuit est de sortie. La nuit sort la nuit. Salut à Clerté. 
 Jacques Rebotier

2011-11-08

encore des feuilles, pourtant pas la saison !?



Jeudi 17 novembre, 20h
Des feuilles, et des feuilles
par Elise Caron, Anne Gouraud, Jacques Rebotier

textes et musiques de Jacques Rebotier

La Scène du canal/Espace Jemmapes - 116, quai de Jemmapes 75010 Paris
M°: Gare de l’Est (l 4/5/7) & Colonel Fabien (l2)

poèmes dérangeantés, chancés, palpés par Elise Caron et Jacques Rebotier, accompagnés par Anne Gouraud à la contrebasse.

Poète indomptable, Jacques Rebotier se produit sur scène avec la chanteuse et comédienne Elise Caron, irrésistible, et la facétieuse contrebassiste Anne Gouraud.
Les jeux complices des trois personnages extra-scéniques vous donneront du verbe à transarticuler, des mots et des idées à pulser, avec une énergie caressante et réjouissante.
Il s’agit de poésie sonore, une expérience à vivre avec en partage un malin plaisir à transgresser les codes. Les créations de Jacques Rebotier interpellent, tonnent et font vibrer chaque cellule du corps humain et au-delà !
Ses points de vue insolents sur l’état du monde, les rapports humains, l’homme, ses mécaniques et son animalité, donnent le vertige.
Sa poésie est musique et chants du dedans-dehors.
Effet joyeusement effervescent garanti !
Les textes de « Des feuilles, et des feuilles » sont extraits des livres de Jacques Rebotier « Litaniques » et « Le Dos de la langue » (Gallimard), et « Description de l’omme » (Verticales).   E.J.

2011-10-18

Peter Sellars TDQ

?!? Sellars contribuerait au Théâtre des questions !?!
http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=5257408880771517887#allposts

 à propos de Desdemona, à Nanterre-Amandiers

2011-10-17

Contre les bêtes, once more

quelques images de Contre les bêtes à La Plage arrière de Bagnolet,
http://jardinplato.wordpress.com/2011/10/17/jacques-rebotier-dit-son-contre-les-betes-quelques-photos-du-spectacle/ "Faites pousser vos idées !"
 à Abzac, Littérature en jardin,
et un petit clip bande-annonce pour la Maison de la Poésie de Paris en mai 2012, http://www.youtube.com/watch?v=6uNAuWVVc68&feature=related

2011-10-11

Les Trois Parques m’attendent dans le parking


Les Trois Parques m’attendent dans le parking
prochainement au Théâtre de Nanterre-Amandiers et au Théâtre Vidy-Lausanne

Les répétitions commencent aux Amandiers... 
(pas très loin du parking)


Trois questions du Théâtre Vidy à Jacques Rebotier

La pièce fait partie de la trilogie R.E.S. En quoi consiste ce projet ?
Événement, Rêve, Souvenir ; ou encore présent, passé, avenir : la réalité, c’est-à-dire notre pensée est faite de ces strates indémêlables, qui sont les trois visages de Janus. R.E.S jette sur le plateau ce flux incessé de la pensée intérieure et des sensations vécues, ce« bruissement de la langue » dont parlait Barthes. Les outils de cette restitution sont autant musicaux que « chorégraphiques », tant cet oratorio du quotidien, avec ses tutti, ses solos, ses reprises de thème est d’abord une danse de mots. Interprétée par des comédiens-musiciens virtuoses, rompus à mes partitions de paroles.
Entendre ce que nous disent les mots : en fait, je tourne autour de ce travail depuis longtemps, le début sans doute. Je cherchais quelque chose comme ça en 1992 avec la lecture du Cours de la langue à la Revue parlée du Centre Pompidou, ou avec cette Nuit de parole improvisée qui suivait à Avignon.
Depuis les chœurs de Réponse à la question précédente, je cherche à articuler ces deux versants de la réalité : la parole intérieure personnelle – ici pensée à voix haute, hors adresse –, et la parole extérieure, ce que l’on capte en permanence, comme par un micro omni, la rumeur de la langue du monde, nos perceptions. Et surtout cette idée de cours ininterrompu : le cours de la langue, ou plutôt la course de la langue, c'est ce texte qui n'a jamais commencé et qui ne finira jamais, l'impossible monologue-dialogue-trilogue-infinilogue intérieur, notre éternel monologue polyphonique, le bruit de fond de notre langue de fond, que nous finissons par ne plus entendre par ce que nous l’entendons tellement qu'il ne nous dit plus rien. En ce sens R.E.S. est une suite de Les Ouvertures sont, mais traitée en pleine lumière, sa face diurne, en langue joyeuse et vive. Enfin… j’espère. 


Vous êtes écrivain, metteur en scène et compositeur. Comment conjuguez-vous vos divers modes d’expression ?
Eh bien, c’est assez simple : j’ai arrêté de me battre avec mon cerveau. Autrefois je m’empêchais d’écrire des textes quand j’écrivais de la musique, et vice versa. Maintenant j’accepte. En plus, l’un me repose de l’autre, et re-vice versa ! Recta. Et comme tout cela se retrouve sur un plateau, voilà le troisième pied du trépied.
Ce soir, j’écoute les trois furies jeter des lambeaux de parole de sorts, je regarde les trois fées faire leurs vœux musicaux.


Quelles sont les premières œuvres (littéraires, picturales, musicales, etc.) qui vous ont marqué et pourquoi ?
Il y a pour moi une ligne secrète qui passe dans la littérature, Rabelais, Joyce, Pessoa, Héraclite, Jarry, Glenn Baxter, Ponge, Lewis Caroll, Gherasim Luca, Lie-Tseu, Sherman Alexie, Dada, Beckett, Tabucchi, Thoreau, Queneau,  Li Po, Pasilinaa, Brautigan, et qui traverse tous les arts, Carpaccio, Dubuffet, Monteverdi, Apichatpong Weerasethakul, Art Blakey, Wim Wenders, Satie, les Beatles, Godard, Debussy, Orson Wells, Kagel, Pina Bausch, Hergé, Trenet, Alechinsky, Pollock, STOP !
Il suffit de tirer le fil, et tissons Les Trois Parques, qui tissent elles-mêmes nos vies.

Image : avez-vous remarqué que l’image que j’ai choisie comme emblème de ce spectacle, est un visage d’autobus, lequel a tout l’air de s’excuser ? C’est une photo que j’ai prise en attendant le bus... à Lausanne. Oups !


2011-09-27

octobre 2011


Contre les bêtes 
de et par Jacques Rebotier

La Plage arrière, Jardin partagé 
55 rue Louise Michel 93170 BAGNOLET
 (face au terminus 76)
samedi 8 octobre, 18 h

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Lecture-performance
poésie/musique
Jacques Rebotier/David Christoffel
La Scène Poétique
Théâtre Kantor
15 Parvis René Descartes
69007 LYON
CERCC/ENS
mercredi 12 octobre, 18 h 30